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Etude 2019 sur l’absentéisme : Absences de longue durée et désengagement

 

A retenir

Dans sa nouvelle édition du baromètre de l’absentéisme et de l’engagement, le cabinet de Conseil Ayming met en évidence la dégradation du taux d’absentéisme en France entre 2017 et 2018. Cette étude met en lumière un élément particulièrement alarmant : l’absentéisme dit « de longue durée » (plus de 90 jours) pour les salariés de moins de 40 ans a augmenté de 23%  par rapport à l’an dernier. Hors, ces absences de longue durée ont des conséquences spécifiques sur l’organisation et  sur le salarié lui-même, l’éloignement étant un facteur de désengagement.

Synthèse de l’étude

De manière générale, l’absentéisme en France a augmenté de 8%. Il s’élève à 5,10 % en 2018 contre 4,72 en 2017. Ce qui représente en moyenne 18,6 jours d’absence par salarié (contre 17,2 en 2017).

Cependant ce taux cache de grandes disparités territoriales : alors que des régions comme la Bretagne ou la Corse ont vu leur taux d’absentéisme chuté de respectivement 17 et 12%, d’autres régions voient leur absentéisme exploser. C’est notamment le cas des Hauts-de-France (+ 27%).

En ce qui concerne les secteurs d’activité, aucun secteur n’échappe à la hausse du taux d’absentéisme, y compris le secteur des services qui avait connu une baisse en 2017. Le secteur le plus touché reste le secteur de la santé (5,62%), ce qui peut s’expliquer par les contraintes inhérentes à ce secteur d’activité.

L’âge des salariés est également un facteur déterminant : le taux d’absentéisme chez les moins de 25 ans étant de 2,48 % alors qu’il s’élève à 4,91% pour les 41-50 ans et à 7,40% pour les salariés de plus de 56 ans.

Le point de vue Magnulteam

Une explosion des absences de longue durée pour les moins de 40 ans

L’évolution la plus marquante de cette étude est la hausse de 23% des absences longue durée pour les salariés de  40 et moins. Cette hausse n’ayant été « que » de 9% pour les salariés de 41 ans et plus. Plus globalement, les absences de plus de 90 jours ont augmenté de 10% par rapport à 2017.

L’explosion de ces absences de longue durée peut s’expliquer par différents facteurs : le caractère « non prioritaire » de cette question car les entreprises considèrent qu’elles ne peuvent pas réellement agir sur cette question. De ce fait peu d’actions sont mises en place au retour des salariés. Parmi les salariés interrogés, 44% soulignent qu’aucune action n’a été mise en place à leur retour.

L’absentéisme de longue durée peut également changer la vision que le salarié a de son travail. Alors que 44% des salariés interrogés disent se sentir concernés par l’avenir de leur entreprise, ce taux chute à 31% pour les salariés ayant été absents plus de 3 mois. Ce désengagement peut être une cause de l’absentéisme, mais il peut également » en devenir une conséquence ».

A la question : « Recommanderiez-vous à l’une de vos connaissances de venir travailler dans votre entreprise ? « 72% des salariés répondent positivement, mais ils ne sont plus que 62% après une absence de 3 mois ». En plus du désengagement personnel du salarié, sa perception même de l’entreprise évolue de manière négative.

Comment endiguer ce phénomène ?

Selon les salariés interrogés par cette enquête, les actions souhaitées sont l’entretien avec le manager (30%), un café d’accueil avec l’équipe (28%) et une adaptation du poste de travail (23%). De plus « 80 % des salariés interrogés perçoivent positivement le fait que l’entreprise prenne de leurs nouvelles durant leur arrêt de travail. Ce pourcentage passe à 89% pour les salariés absents ayant effectivement été contactés. »

Le maintien du contact et du sentiment d’appartenance sont ainsi des facteurs clés de succès du retour et de la préservation du lien entre le salarié et l’entreprise, même (surtout ?) lorsqu’il est absent.

Dans la guerre des talents et face aux difficultés d’attirer et retenir les meilleurs talents, cette étude a retenu toute notre attention et nos experts restent à votre disposition pour engager et pérenniser les actions nécessaires.

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