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IA : Quelles craintes pour le travail ?

Nous avons vu ensemble dans notre article intitulé « IA : Quels atouts pour les Ressources Humaines ? » que l’IA avait, et allait encore, bousculer la gestion des RH et le quotidien des collaborateurs dans l’entreprise.

Cependant ces technologies soulèvent de grandes craintes et questionnements pour le travail que Magnulteam va vous présenter sous la forme d’un question/réponse :

 

 

Les réponses sont mitigées : certains comme Raymond Kurzweil, directeur de l’ingénierie de Google et auteur, estiment le point d’inflexion au-delà duquel les hommes seront dépassés par les robots autour de 2050. D’autres estiment qu’il sera de tout temps impossible pour l’IA de reproduire l’ensemble des caractéristiques du cerveau humain dont la créativité, ou encore les émotions.

 

 

 

On sait d’ores et déjà que 10% des emplois nécessitant la répétition d’une ou plusieurs tâches traitant un grand nombre de données à synthétiser, recouper, ou encore calculer, seront inévitablement menacés par la robotisation et l’IA.

Par exemple, Foxconn, fournisseur d’Apple, a annoncé en 2016 la suppression de 60’000 emplois, sur un total de 110’000, pour les remplacer par des robots.

 

 

Pour Daniel Cohen et Jéremy Rifkin, on doit s’attendre à très peu de création d’emplois : ils expliquent cela par le substitut de valeur qui se fait dans le même secteur d’activité, celui des services (avocat, journaliste, enquêteur, médecin, chauffeur…). Nicolas Bouzou rappelle quant à lui qu’au même titre que l’invention de la vapeur ou de l’électricité, l’intelligence artificielle est une « General Purpose Technology » qui impactera l’ensemble de l’économie, mais qu’on ne pourra juger les innovations secondaires créatrices d’emploi créées que dans plusieurs années.

 

 

L’ubérisation et la fragmentation du travail en tâches va s’accélérer et, à terme, c’est l’ensemble des métiers qui devront apprendre à travailler avec l’IA.
Il est donc important dès maintenant de prendre en compte ce besoin de formation et d’accompagnement des salariés.

 

 

Et concernant les Ressources Humaines :

Comme nous l’expliquions dans notre précédent article les DRH doivent comprendre et maîtriser l’impact de ces évolutions et technologies sur le monde du travail. En effet, un certain nombre des tâches RH sont d’ores et déjà automatisées par l’AI et la robotisation, et on peut prédire qu’elles seront d’autant plus nombreuses dans l’avenir. Cependant, il semble que c’est grâce à la dimension humaine des RH que l’IA ne pourra pas remplacer entièrement le travail d’un DRH : selon Luc Ferry, l’IA ne peut pas, et ne pourra jamais, remplacer l’intuition, les relations humaines ou encore les émotions, qui sont pourtant des compétences phares du métier de DRH.

 

 

En automatisant certaines de ses missions et en lui facilitant quelques tâches, l’IA et les robots transforme le DRH en DRH augmenté.

Ce dernier aura ainsi deux nouveaux rôles :

  • Guider les collaborateurs en faisant preuve de compétences relationnelles et humaines d’autant plus développées qu’aujourd’hui.
  • Garantir les valeurs de l’entreprise : Dans un contexte de transformation digitale, et de développement de l’IA et de la robotisation, les Ressources Humaines devront être garant de la préservation des valeurs de l’entreprise et de l’utilisation éthique de ces technologies.

 

En conclusion, le monde du travail se voit effectivement transformé par ces nouvelles technologies. C’est pourquoi il est important de rester en veille constamment sur le sujet, afin de développer les connaissances nécessaires au monde de demain.

Pour autant, il faut bien garder à l’esprit que cette transformation ne signifie pas la fin du travail humain, et que faire ce raccourci serait manquer un grand nombre d’informations.

Envie d’aller plus loin en vidéo ? C’est par ici.

Source : RH Info

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